POUR APPROFONDIR VOS CONNAISSANCES
- Historique de la sophrologie
Elle fut créée par le neuropsychiatre colombien, Alphonso Caycedo, en 1960.
Insatisfait
des techniques thérapeutiques utilisées alors, il commence par
s’intéresser à la méthode Coué et à l’hypnose. Puis il rencontre le
célèbre phénoménologue Ludwig Binswanger et suit avec intérêt son
enseignement sur l’analyse existentielle. Des contacts avec des maîtres
de yoga le font partir 2 ans en Asie pour se familiariser avec les
différentes approches (Tibet, Inde, Japon).
De
cette profonde recherche naît une méthode de restructuration de l’être
passant par l’esprit et le corps et adaptée à la mentalité occidentale.
Il a proposé le néologisme « Sophrologie » pour nommer cette
nouvelle méthodologie. Ce terme est dérivé du grec sophrosunê et
désigne un état psychologique spécial obtenu par différentes formes
d'action verbale.
Le terme vient des différents mots grecs : Sos
qui signifie « sain, intact, calme, serein », Phren « toute membrane
qui enveloppe une organe » et Logos « discours, science, parole ».
Le fondateur la définit comme une « école d'investigation de la conscience humaine ».
Depuis
ces années 60, la sophrologie, devant l'évidence de ses succès, ne
cesse de croître et d’investir des milieux autres que médicaux
(dentisterie, accouchements, préparations aux opérations chirurgicale,
analgésiques...), comme le sport, le coaching, la gestion stress,
l’accompagnement, la thérapie.
Née de nombreuses approches de la
conscience humaine, mais ne s’identifiant à aucune, proposant des
techniques sûres et progressives qui laissent à l’individu son entier
libre arbitre et la possibilité d'un entraînement personnel, la
sophrologie représente un outil de connaissance des phénomène de la
psyché, mais surtout un moyen de diriger la conscience en vue
d'amélioration de ses capacités. Ses possibilités thérapeutiques pour
les problèmes psychosomatiques en font une des grandes ressources
prophylactiques et thérapeutiques.
- Eléments en psycho-biologie des émotions
Les bases physiologiques
Elle fondée sur des réalités physiologiques.
La
cellule nerveuse est d'une grande plasticité et elle a un pouvoir
d'adaptation et la faculté de répondre à des sollicitations nouvelles
et imprévues. Par l'apprentissage, le neurone accroît la richesse de
ses connexions.
Les conséquences sont un accroissement de la
complexité des circuits fonctionnels et donc la création et
l'amélioration du champ d’intégration des processus mentaux. En
d'autres termes, grâce à sa pratique, on peut devenir plus intelligent !
L’imagerie
médicale a permis de constater que le fait d'imaginer un mouvement
produit sensiblement les mêmes effets niveau du cortex que le fait de
faire le mouvement lui-même.
La conscience que nous
exerçons en sophrologie est une conscience consciemment vécue : ainsi
se crée un circuit réverbérant qui va de la conscience au corps et du
corps à la conscience.
Ce circuit stimule alors de nouvelles zones apprentissage et d'adaptabilité.
En
résumé, grâce aux capacités d'établir de nouvelles connexions de la
cellule nerveuse, l'entraînement sophrologique que peut agir sur des
circuits existants : il efface le conditionnement négatif, il recrée
des circuits plus dynamiques et plus positifs.
Cela
permet à chacun de découvrir des sortes de supra - processus
intégratifs répondant au fait même d’être conscient (activité du
néo-cortex).
Le dialogue entre le corps et l’esprit
Notre corps et notre esprit sont dans un rapport étroit.
Nous
sommes construits sur trois étages : le premier étage est l'instinct,
le deuxième étage est l’affectif et l’émotionnel, le troisième étage
est le mental, la raison.
Nous passons notre temps en conflits
entre ces trois étages. La raison n’apprécie pas forcément ce
qu’exprime l’émotion, l’émotion n'apprécie pas toujours ce que demande
l’instinct, et la raison et l'instinct sont souvent en conflits. En
état de relaxation, le cerveau se trouve dans un état de conscience dit
« alpha », état favorable à une coordination entre les trois cerveaux.
Un ordre donné à la raison va agir en équilibrant la réponse
émotionnelle et physiologique à un stress. Ainsi, il est possible de se
préparer à un examen, une opération ou un entretien par exemple. Car la
pensée agit sur le corps.
Beaucoup de conditionnements négatifs que nous avons mémorisés dans notre corps peuvent être reconditionnés en positifs.
Le
mental, qui a son siège dans le cerveau, envoie ses ordres par le
système nerveux cérébrospinal, dit système nerveux volontaire.
Il existe également le système nerveux neurovégétatif, dit autonome et involontaire.
Il
contrôle tout ce qui végétatif et instinctif ainsi que ce qui est
émotionnel. La volonté n'a aucune influence directe sur lui. Il est la
mémoire du corps.
Une fois arrivée et analysée au niveau du
néocortex, les informations conscientes et inconscientes vont mettre en
jeu un circuit de réponses motrices et neurovégétatives. Ces réponses utiliseront le système nerveux pour être transmises aux muscles et aux organes.
Chaque
stress ou émotion agit sur le système neurovégétatif et provoque une
série de réactions en chaîne dont l'objectif final vise une
réharmonisation (mais à quel prix !) de l'équilibre interne après le
choc, et on sait que des stress répétés finissent par dégrader
certaines fonctions d’où l’importance d’agir vite.
Les techniques de
sophrologie, elles, permettent au sujet de diriger et de contrôler le
processus de variations de la vigilance pour une meilleure
harmonisation des différents systèmes.
En
d'autres termes la pratique de la sophrologie permet de préparer une
situation envisagée comme stressante. Elle permet également de se
relaxer, de se recentrer. Elle permet de régler des situations
conflictuelles. À plus long terme, elle aura une action positive sur la
santé.